• [Critique] L'Hérésie d'Horus, Tome 20 : Les Primarques

    [Critique] L'Hérésie d'Horus, Tome 20 : Les Primarques


    Les Primarques
    constitue le vingtième tome de L'Hérésie d'Horus mais surtout, le troisième recueil de nouvelles après le médiocre Les Chroniques de L'Hérésie et le très bon L'âge des Ténèbres. La particularité de cet opus, c'est de proposer non pas des nouvelles mais plutôt quatre novellas autour, vous l'aurez deviné, des primarques des légions space marines. Malheureusement, ce nombre restreint de texte signifie que peu de ces leaders légendaires seront finalement au programme. En effet, on ne retrouve que quatre d'entre eux dans les pages du recueil : Fulgrim, Ferrus Manus, Lion El'Johnson et Omegon. Si la quantité déçoit un tantinet d'emblée, la qualité est-elle au rendez-vous ?


    Elle l'est en tout cas avec Le Serpent en Dessous de Rob Sanders. L'auteur de Coeur de Fer dans L'âge des Ténèbres quitte les Iron Warriors pour l'Alpha Legion. Dans cette novella, Omegon met sur pied une équipe de choc pour purger sa propre légion de ce qu'il soupçonne être une infiltration des forces impériales. Outre l'écriture tout à fait plaisante de l'écrivain britannique, on peut saluer l'agencement de son intrigue et la mise en parallèle entre le plan et son déroulement pratique. De même, Sanders ne perd pas son temps, ne s'égare jamais et arrive à soutenir son action du début à la fin. Enfin, c'est surtout l'intrigue retorse à souhait ainsi que les multiples rebondissements made in Alpha Legion qui achèvent de convaincre que Sanders a tout compris. Sa novella s'avère, naturellement, la plus réussie du recueil. Un sans-faute qui ne se contente pas de raconter une aventure rythmée mais en profite pour approfondir les choses que l'on connait à propos de l'Alpha Legion tout en éclaircissant certains points sur le conflit galactique en cours.

    Du côté de Ferrus Manus, c'est Nick Kyme qui se charge de l'histoire. L'expert en Salamanders nous plonge dans le combat entre les Iron Hands et les eldars. Au programme, sorcellerie, bioniques et visions du futurs. On retrouve avec plaisir quelques Iron Hands déjà entrevus ailleurs (Henricos et Santar notamment) dans une histoire sympathique et qui a ceci de bon qu'elle permet d'explorer un peu plus le credo de la légion de Medusa. Malheureusement, même si la nouvelle est très agréable à lire, elle souffre d'un problème assez courant...Elle n'apporte rien de bien neuf sur L'Hérésie d'Horus ou sur Ferrus Manus qui apparaît toujours plus obtus et borné - ce qui causera d'ailleurs sa perte. En somme, Triomphe de Fer n'est pas indispensable, juste divertissant.

    Gav Thorpe revient à ses premiers amours après un détour par la Raven Guard. Dans Le Lion, il nous narre la suite directe du combat mené par Johnson dans le secteur de Thramas contre les Night Lords. Après une altercation avec le Night Haunter qui a failli lui coûter la vie, le Lion apprend l'arrivée d'une flotte menée par Typhon, le capitaine de la Death Guard, vers le mystérieux monde de Perditus. Il décide de se ruer au secours de cet avant-poste qui renfermerait un artefact décisif pour déterminer l'issue de la guerre. Le texte est excellent, avec un Lion charismatique mais également très troublant, puisque Thorpe se plaît à jouer sur l’ambiguïté qui l'anime. L'histoire en elle-même permet de faire avancer les choses sur le front de la Croisade de Thramas tout en annonçant les retrouvailles futures avec Guilliman. Le seul défaut de la novella, c'est sa taille, Thorpe passe beaucoup trop de temps dans le Warp pour la première partie de son récit alors qu'il ne s'agit là que d'une bataille préliminaire. Autrement, le texte ravira tous les fans du cycle.

    Reste alors le cas de Fulgrim dans Et le Reflet se brisa de Graham McNeill. Suite quasi-directe à Fulgrim, la longue novella de McNeill est une amère déception et, pour tout dire, la seule fausse note du recueil. On suit Lucius, l'épéiste narcissique des Emperor's Children, qui en vient à douter de son propre primarque et qui finit par découvrir sa possession par une entité démoniaque. On a le plaisir de découvrir le nouveau visage de la légion et sa lente déliquescence suite à l'influence du Prince des Plaisirs, tout en découvrant encore davantage le personnage de Lucius, décidément excellent. Alors qu'est-ce qui cloche dans cette novella ? Ce qui cloche, c'est l'histoire de McNeill autour de Fulgrim en premier lieu. Pourquoi avoir inventé cette histoire de possession pour la jeter en deux temps trois mouvements par une pirouette finale totalement grotesque ? Et surtout, McNeill en fait des tonnes ! D'abord lorsqu'il confronte Lucius à ses pairs, ceux-ci faisant un geste menaçant avec leurs armes à chaque phrase de l'épéiste - et comme il sont une dizaine, bonjour la rallonge inutile de descriptions ridicules -, et ensuite la séance de torture de fin...interminable ! McNeill s'enfonce dans une complaisance déplacée et surtout tellement pataude. On a bien compris que les Emperor's Children tiraient plaisir de la souffrance, merci bien. Non franchement, c'est la catastrophe. On espère que l'anglais se rattrapera avec L'Ange Exterminatus....

    En conclusion, et en zappant le texte de McNeill, Les Primarques offre un excellent moment de lecture aux fans du cycle qui le suivent depuis vingt volumes à présent. Malgré le peu de primarques décrit - il en manque quatorze tout de même - le recueil vaut l'achat juste pour les novellas de Thorpe et Sanders (décidément enthousiasmant), avec en bonus un bon petit moment sur le récit de Nick Kyme
    En route pour Signus Daemonicus de James Swallow...

    Note : 7/10


    Critique du Tome 1, L'Ascension d'Horus ici.
    Critique du Tome 2, Les Faux Dieux ici.
    Critique du Tome 3, La Galaxie en flammes ici.
    Critique du Tome 4, La Fuite de L'Eisenstein ici.
    Critique du Tome 5, Fulgrim ici.
    Critique du Tome 7, Légion ici.
    Critique du Tome 8, La Bataille des Abysses ici.
    Critique du Tome 9, Mechanicum ici.
    Critique du Tome 10, Chroniques de L'Hérésie ici.
    Critique du Tome 12, Un Millier de Fils ici.
    Critique du Tome 14, Le Premier Hérétique ici.
    Critique du Tome 15, Prospero Brûle ici.
    Critique du Tome 16, L'Âge des Ténèbres ici.
    Critique du Tome 17, Les Morts Oubliés ici.
    Critique du Tome 18, Délivrance Perdue ici.
    Critique du Tome 19, La Bataille de Calth ici.

    CITRIQ


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