• [Critique] L'Hérésie d'Horus, Tome 27 : Imperium Secundus

    [Critique] L'Hérésie d'Horus, Tome 27 : Imperium Secundus

     

    L'imperium est à feu et à sang. Grâce à sa croisade contre Ultramar et Calth, Lorgar a réussi à lever la Tempête de la Ruine coupant toutes les voies de communications à travers la galaxie. Les légions restées fidèles à l'Empereur se retrouvent donc aveugles et à la merci des renégats. Pour changer la donne, Roboute Guilliman décide de remettre en état de marche un artefact Xenos. Celui-ci fait office de phare pour les égarés et bientôt, les survivants affluent vers Ultramar. Imperial Fist, Dark Angels, Iron Hands ou Raven Guard, tous convergent vers le domaine de Guilliman. Le père des Ultramarines doit pourtant prendre une décision aux lourdes conséquences : incapable de connaître l'état du reste de l'empire, il doit décider de fonder un nouvel Imperium. Rongé par ses interrogations, Roboute ne se doute pas qu'un redoutable ennemi se trouve aux portes de son domaine.

    Cela faisait quelque temps que les lecteurs de L'Hérésie d'Horus voyait poindre un nexus book. La fin de Vulkan est vivant, celle de Signus Daemonicus ou encore la nouvelle Le Lion laissaient entrevoir un rassemblement de plusieurs légions dans un seul et même lieu : Ultramar. Dès lors, Imperium Secundus prend une importance capitale dans la série, celle de redonner du souffle et des enjeux après un dernier tome poussif. Pour une telle tâche, il était inévitable de retrouver la star de la Black Library, à savoir Dan Abnett lui-même. Comme il l'avait fait en lançant la saga ou lorsqu'il avait remué son monde dans La Bataille de Calth, le britannique a la lourde responsabilité de faire le point sur la situation galactique tout en faisant enfin avancer les choses. Un sacré défi en perspective.

    Imperium Secundus est le roman de toutes les convergences. Dan Abnett fait la synthèse de tout ce qu'il a mit en place dans ses romans antérieurs, de l'empire d'Ultramar aux fameux Immortels. On retrouve dans le récit à peu près tout ce que l'on aime dans les écrits du britannique, à savoir de multiples intrigues, le sens du suspense et des scènes épiques en diable. Il commence lentement et, à l'instar de ce qu'il a fait dans le bataille de Calth, fait monter la pression petit à petit. En rassemblant près de quatre primarques et encore davantage de légions, Imperium Secundus nous offre de très grand morceaux de bravoure. Les lecteurs fidèles retrouveront d'ailleurs un très grand nombre de personnages entrevus auparavant tels qu'Alexis Pollux, Barabas Dantioch ou Vulkan lui-même. A ce stade, adressons un gros carton rouge à Black Library France qui a eu l'idée brillante de sortir Imperium Secundus en France bien avant la publication du recueil les Ombres de la traîtrise (qui vient tout juste de paraître). Du coup, on ne comprend pas la situation initiale de la flotte Dark Angels et encore moins la présence de Pollux. Bravo.

    Mais passons. Cela ne doit pas obscurcir le fait que le récit d'Imperium Secundus prend son envol à partir de la confrontation entre les différents primarques. Que ces rencontres soient fraternels - l’énigmatique Lion et le rigide Guilliman - ou bien belliqueuses. Et là, disons que le contenu du vaisseau amiral des Dark Angels va mettre une sacrée pagaille sur Ultramar. Au contraire de Nick Kyme dans le précédent opus, Abnett arrive à représenter le Night Haunter avec une puissance évocatrice fantastique qui ne sera surpassée que par Dembski-Bowden dans Le Prince des Corbeaux. Extrêmement charismatique et puissant, terrifiant et imposant, Konrad Curze retrouve son aura d'incarnation vivante de la peur. La véritable chasse à l'homme qui s'organise pour capturer le primarque tourne au pugilat...qui est le chasseur ? Qui est la proie ? Abnett passionne encore et toujours.

    Il revient ensuite sur un autre de ses axes de lectures favoris, celui des Immortels. On retrouve avec une grande joie John Grammaticus aux prises avec sa conscience et son devoir. Abnett continue de creuser cette histoire parallèle à l'Hérésie qu'il a débuté dans son excellent Légion. Cette fois il fait entrer en scène d'autres protagonistes du même bord ainsi qu'un invité eldar, Eldrad Ulthran. La quête entamée dans Vulkan est vivant prend un nouvel essor en multipliant les fausses pistes et en incluant de façon bien plus convaincante Grammaticus dans la danse. Abnett prouve une nouvelle fois qu'il est bien plus à l'aise que les autres pour dresser un portrait humain et accrocheur des immortels. Imperium Secundus n'est pas qu'une histoire de space marines, et c'est tant mieux. 

    Captivant de bout en bout, Imperium Secundus est bien le roman que l'on attendait pour entrer dans une nouvelle phase de la saga. Il permet non seulement de rassembler une myriade de personnages connus mais également de faire avancer les intrigues parallèles. Ajoutez-y un Konrad Curze au meilleur de sa forme et vous obtenez un des meilleurs romans du cycle.

    Note : 8/10
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