• L'Hérésie d'Horus, Tome 3 : La Galaxie en Flammes

    L'Hérésie d'Horus, Tome 3 : La Galaxie en Flammes


    Après Les Faux Dieux, un second roman tout à fait dans la lignée du premier de la trilogie Loken, le cycle de l’Hérésie d’Horus continue avec La Galaxie en Flammes. Cette fois, c’est Ben Counter, l’anglais responsable du roman Chevalier Gris, qui reprend le flambeau après le passage de Graham McNeill et Dan Abnett. Ce troisième opus vient clore la trilogie et termine cette grosse introduction à l’énorme conflit que représente L’Hérésie. Plus orienté action que les précédents, le livre permet à Ben Counter de faire ce qu’il affectionne le plus, décrire des affrontements musclés et impitoyables.

    Horus a réussi à échapper à la mort grâce aux temples de Davin. Mais Loken et une poignée d’autres Space Marines et commémorateurs soupçonnent depuis la guerre avec la Technocratie qu’Horus n’est plus le même. Partout dans la flotte expéditionnaire, le secret autour des loges s’épaissit et les combattants d’hier changent radicalement de comportement. Malgré la progression de la foi du Lectio Divinatus, un autre culte se répand comme un cancer, celui du Chaos. Horus décide de rassembler quatre légions, Les Sons of Horus, Les World Eaters, la Death Guard et les Emperor’s Children, pour anéantir une rébellion d’anciens sujets impériaux sur le monde d’Isstvan III. Étrangement, les légions se retrouvent divisés et seul Loken et ses hommes pour les Sons of Horus, descendent pour l’assaut. Il n’imagine pas encore l’horreur absolue du plan d’Horus, le Maître de Guerre.

    La Galaxie en Flammes reprend les mêmes protagonistes que les deux volets précédents en introduisant quelques personnages secondaires d’importance pour l’univers. Parmi eux, on trouvera Fabius Bile, l’apothicaire des Emperor’s Children et Nathaniel Garro, le vertueux capitaine de la Death Guard. Ces deux personnages bénéficient d’un temps congru (surtout Fabius) mais se retrouveront ensuite respectivement dans le roman Fulgrim et la Fuite de L’Eisenstein. De même, les chapitres sont découpés de la même façon et le lecteur avance ainsi en terrain connu. On connaît la fâcheuse tendance de Counter à tirer à la ligne mais avec ce roman, il semble corriger le tir et se borner au cahier des charges, une très bonne chose. Car ici, la conclusion des premiers événements de la trilogie se doit d’aller vite, Loken et les quelques Spaces Marines encore fidèles à l’Empereur découvrent la corruption de leur frère.

    Celle-ci est très bien représentée par l’auteur, avec des personnages qui glissent de plus en plus dans la folie sanguinaire et l’adoration du chaos. Les loges révèlent leur pouvoir corrupteur et l’on assiste à la chute de nombreux héros du côté des forces du Warp, des Primarques à leurs capitaines en passant par les forces du Mechanicum. L’excellent point de La Galaxie en Flammes, c’est cette ambiance constante de catastrophe imminente et l’ombre de menace qui plane sur les loyalistes. Counter arrive à la distiller petit à petit dans son récit jusqu’à la faire culminer lors de la fameuse bataille d’Isstvan III. Le choix de l’anglais pour écrire ce troisième tome se révèle alors tout à fait judicieux, puisqu’un bon tiers, si ce n’est davantage, du roman s’intéresse à cette affrontement majeur et à la révélation des nouvelles allégeances d’Horus. Que ce soit l’attaque des rebelles ou par la suite, des renégats contre les loyalistes, Counter maîtrise son sujet et dépeint parfaitement la destruction à une échelle inédite qu’engendre le bombardement par charges virales.

    Encore une fois, les héros restent tout à fait attachants et convaincants, reprenant les bases posées par Abnett dans l’Ascension d’Horus. La fin, héroïque au possible et très 40.000 dans l’esprit, achève de faire entrer des hommes comme Solomon Demeter, Saul Tarvitz ou Loken dans la légende de l’univers. C’est aussi la toute nouvelle donne au niveau de la répartition des forces qui accentue le côté dramatique du roman et amène une évolution bienvenue dans le cycle. On devine rapidement d’ailleurs les légions les plus enclines à massacrer leurs frères. Angron et ses World Eaters emportent facilement (encore) le titre des Space marines les plus bad-ass et terrifiants, même si Lucius n’est pas en reste. Malgré une simplicité d’écriture et d’imbrications des événements (encore une fois, on n’est pas au niveau du premier tome d’Abnett), le livre se dévore comme un page-turner, divertissement aussi captivant que ses deux prédécesseurs. On peut saluer enfin la tournure du récit telle que l’expose Counter, toujours convaincante et en harmonie avec le reste de l’univers.

    Dernier tome pour Loken des Luna Wolves, et encore une fois, une réussite. Ben Counter gère les événements et les personnages avec brio, décrit une bataille d’Isstvan III dantesque et épique, et conclut ce prologue à l’Hérésie de façon tout à fait honorable. Ces trois volumes forment ainsi une porte d’entrée idéale sur le monde très sombre de Warhammer 40.000 et garde un intérêt certain pour les experts de l’univers dans le même temps. Vous n’avez plus qu’à vous laisser tenter…

    Note : 7/10

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