• [Critique] American Pastoral

     S'il existe une chose difficile, c'est de mener à bien un premier long-métrage. La chose est encore plus ardue lorsque l'on est un acteur reconnu qui doit faire ses preuves derrière la caméra. Clint Eastwood ou Ben Affleck en savent quelque chose. C'est aujourd'hui au tour d'un autre grand nom d'Hollywood de tenter de devenir réalisateur : Ewan McGregor. L'acteur britannique recrute Jennifer Connelly et Dakota Fanning (un peu perdue dans l'ombre de sa sœur, Elle Fanning) pour un drame académique sur une famille américaine typique adapté du roman éponyme de l'immense Philip Roth. Cependant, malgré tout le talent d'acteur qu'on lui connaît, Ewan McGregor aura fort à faire pour nous convaincre. Cela même s'il est également l'acteur principal de son film. Que vaut réellement cet American Pastoral ?

    Tout d'abord, McGregor choisit d'introduire son film par une histoire annexe à celle de la famille principale. En faisant intervenir un écrivain qui finit par nous raconter le drame qu'a subi les Levov, le réalisateur britannique commet une faute qu'on pourrait dire de didactisme. Quelque soit la raison pour laquelle il fait intervenir ce procédé, il perd la fluidité de son récit dans la prmeière partie et le rallonge de façon tout à fait artificielle. Cette introduction maladroite et assez lourde ne peut cependant pas occulter le fait que d'emblée, McGregor dispose d'une mise en scène élégante, académique certes mais véritablement élégante. Ses plans, ses cadres, tout concourt à nous immerger dans son aventure sans jamais remarquer qu'il s'agit là d'une première fois derrière la caméra. Le vraie problème dans la narration d'American Pastoral s'envole dès que l'on plonge dans l'histoire des Levov.


    A ce stade, McGregor acteur tient le film sur ses épaules d'une façon remarquable. En face, Jennifer Connelly rappelle qu'elle est une très grande actrice injustement négligée. Ce que vont traverser Swede et Dawn Levov pourtant n'a rien d'anodin. Nous en arrivons donc au cœur de ce drame familial et, d'une certaine façon, social. American Pastoral raconte comment tout peut s'effondrer pour un couple à qui tout semble sourire. Il le fait en exploitant l'un des aspects les plus redoutables de la société américaine : son fanatisme. Qu'il soit religieux ou politique, le fanatisme américain s'incarne dans la jeune Merry, fille brillante mais influençable et fragile, qui perd pied par les manipulations qu'elle va subir. Avec un simple grain de sable dans les rouages harmonieux de la famille Levov - la vision de ce moine qui s'immole à la télévision - tout vole en éclats. 

    American Pastoral se retrouve alors en même temps un drame familial poignant magnifié par la prestation de son couple vedette, et une mise en abîme de la fragilité de la société américaine. Ou comment sa propension à l'extrême peut finir par détruire ses valeurs les plus sacrées. Ce qui touche le plus en réalité, c'est la relation entre un père et sa fille, une fille qu'il ne cessera de rechercher jusqu'à la fin et qui, selon toute évidence, est morte sans qu'il s'en aperçoive. American Pastoral parle donc du passage à l'âge adulte, de comment les enfants peuvent aller vers des horizons plus sombres où quoique l'on fasse, on ne pourra jamais les rattraper. A cet égard, American Pastoral reste un grand film triste jusqu'à sa scène de fin magnifique mais tragique en diable. On retrouve dans cette dernière partie la lourdeur didactique imposée par le choix narratif de départ mais la force émotionnelle dégagée amoindrit quelque peu ce défaut.


    Pour une première réalisation, et malgré un académisme certain ainsi que des choix narratifs discutables, American Pastoral s'avère un film de qualité. Ewan McGregor assure deux rôles extrêmement difficiles en s'en sortant franchement de belle manière pour accoucher d'un long-métrage poignant et sombre sur les travers d'une société américaine qui n'en a pas fini avec ses vieux démons. 

    Note : 8/10

    Meilleure scène :  Swede découvrant sa fille en banlieue

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  • [Critique] Beauté cachée

    Certains mystères continuent à planer sur le cinéma hollywoodien. L'un des plus impénétrables pourrait être la disparition quasi-totale d'immenses acteurs qui finissent par croupir dans des métrages de seconde zone. Prenons, au hasard, Beauté Cachée de David Frankel (un nom qui ne vous dis rien mais qui est à l'origine Du Diable s'habille en Prada ou encore de Marley et moi), ce film rassemble un casting tout à fait époustouflant avec, en tête, le génial Edward Norton, la formidable Helen Mirren et l'excellente Kate Winslet (on reparlera du cas Will Smith plus tard...). Un trio d'acteurs presque tombés dans l'oubli de façon totalement...incompréhensible. On les retrouve donc au casting de Beauté Cachée, film choral mélodramatique qui, ne le cachons pas, résume toutes les choses détestables de ce sous-genre lorsqu'il est bouffé par le système Hollywoodien. Un résultat d'autant plus pathétique que l'idée de départ, elle, n'est pas forcément mauvaise.

    En effet, Beauté Cachée nous parle de la descente aux enfers d'Howard Inlet, chef d'entreprise et publicitaire New-Yorkais, qui n'arrive pas à surmonter la mort de sa fille. Pour l'aider (et aussi un peu pour sauver leurs miches), ses trois plus "proches" amis vont faire intervenir des acteurs pour incarner la Mort, l'Amour et le Temps, des abstractions chères à Howard et auxquelles il écrit depuis un certain temps. Malgré un arrière-goût déjà assez sirupeux (on sent que l'on peut glisser à tout moment dans le tire-larmes facile), le postulat pourrait être intéressant au vu du casting assez hallucinant engagé. Le problème, et on s'en rend compte dès les premiers instants, c'est que Beauté Cachée n'est qu'un projet de commande lambda sans âme, sans talent et bouffé de tous les côtés par des hordes barbares de clichés.

    Le problème le plus évident, c'est évidemment le scénario. Tout dans Beauté Cachée est d'une prévisibilité sans nom. A moins d'avoir vécu dans une grotte les dix dernières années et n'avoir jamais vu un seul film mélodramatique, tout se devine à l'avance. Cette incapacité à ménager la moindre surprise aurait cependant pu être compensée par de beaux personnages...et là, c'est encore le drame. Caricatures sur pattes ne servant qu'à s'imbriquer dans un scénario cousu de fil blanc, les héros de l'histoire n'ont en fait qu'une seule facette qui permet d'ébaucher sur chacun d'entre eux une sous-intrigue. De ce fait, les trois amis d'Howard sont liés à l'un des trois acteurs qu'ils engagent et Frankel morcelle son récit pour en faire une sorte de simili-film choral. En anémiant son histoire principal, il se doit donc être d'une subtilité éléphantesque pour tout régler dans le temps imparti. Donc, les acteurs qu'il dirige jouent sans aucune conviction, juste là pour encaisser leur chèque. Tout ce rassemblement de talents pour rien en somme....Arriver à faire jouer de façon totalement oubliable Norton et Mirren reste tout de même un sacré exploit en soi. 


    Il faut alors reparler du cas Will Smith, un peu sensé être le centre de tout ça. En réalité, Will Smith fait du Will Smith. Depuis un certain temps, celui-ci ne fait que répéter ad vitam aeternam le même rôle larmoyant avec un père qui pleurniche sur son enfant. Will Smith tend à devenir l'empereur du tire-larme facile mêlé à une espèce de cool-attitude qui finit par agacer. Un pur produit Hollywoodien alors qu'il avait à la base un potentiel sympathie énorme. Forcément, Beauté Cachée semble taillé pour lui. Le film s'avère tout à fait incapable de sortir de son carcan de drame affligeant où il faut pleurer mais...quand même à la fin...on doit avoir le sourire parce que même si tu vas crever, même si tu es divorcé, même si tu vas finir vieille fille, même si ta gosse est morte...la vie est pas si mal quoi. Merde, on peut quand même faire des ballades à Central Park et voir des écureuils. Beauté Cachée n'a rien compris au potentiel de son postulat de base et on soupçonne qu'il n'en a jamais rien eu à faire en réalité.

    Qu'est-ce qui peut alors rattraper le métrage ? Ce n'est ni la mise en scène banale au possible, ni la musique sans saveur, ni même son pseudo-twist de fin que tout le monde a compris depuis le début. Vous pleurez très certainement devant Beauté Cachée de David Frankel mais pas pour les raisons attendues. On cherche toujours l’intérêt de ce genre de film, à part de payer les impôts de Smith et compagnie. 
      

    Note : 1.5/10

    Meilleure scène :  Euh...

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  • [Critique] Paterson

     A sa manière, chaque nouveau film de l'américain Jim Jarmusch est un petit événement. Prenons par exemple son dernier en date, Only Lovers Left Alive qui revisitait le mythe vampirique à la sauce moderne avec une mélancolie lancinante délicieuse. Cette fois, c'est un cinéma dénué de tout élément fantastique qui voit le retour du réalisateur avec Paterson. A la fois petite-ville du New-Jersey et prénom du héros du personnage principal, Paterson plonge dans l'intimiste à la sauce Jarmusch d'un couple de passionnés qui coule des jours paisibles avec leur chien dans une modeste maison de banlieue. Sélectionné en compétition officielle à Cannes, le film est reparti bredouille prouvant, s'il le fallait encore, que le jury de Cannes de l'année passée avait des goûts fort contestables.

    Paterson n'est certainement pas un film facile et commun...même s'il nous parle justement du commun, du banal de notre existence. Jarmusch place sa caméra dans l'intimité d'un couple et surtout dans la routine de Paterson. Le rythme s'avère forcément extrêmement lent de par son sujet, encore davantage que les films traditionnels du réalisateur. Car Jarmusch tente de montrer le temps qui passe de manière effronté, ne s'arrêtant jamais. Son héros, Paterson, à la fois humble et magnifique, est incarné par un Adam Driver toujours aussi talentueux. En face, Golshifteh Farahani s'avère à la fois un contrepoids au flegme de Paterson ainsi qu'un feu d'artifice de création artistique. C'est cette dernière thématique qui est explorée par le cinéaste dans son long-métrage. La passion, la capacité à créer et, surtout, la poésie qui se cachent dans le banal de nos vies.

    A travers le parcours journalier de Paterson, Jarmusch déniche des instants de grâce discrets où les moindres petits détails semblent devenir de petites merveilles. On le constate par les conversations captées par Paterson lorsqu'il conduit son bus, petites tranches de vies touchantes de passagers qui ignorent leur propre grandeur. On le constate aussi par les nombreuses personnes que côtoie Paterson : acteur en mal d'amour, créatrice folle, poète oublié, rappeur anonyme...Tout ce petit monde prend vie...quand on sait regarder et ralentir. Paterson délivre ce message : ralentissez et regardez autour de vous, regardez cette vie qui recèle des merveille simples et délicieuses. Peut-être découvrirez-vous des artistes inconnus et qui resteront dans l'ombre pour toujours. Peut-être verrez-vous le bonheur simple d'un couple discret qui crée, qui s'aime, en toute simplicité et pour qui la routine n'a rien d'un fléau...mais tout d'un voyage langoureux et infini. 

    Paterson s'attaque surtout à la poésie puisque son personne principal est poète. Traversé par les poèmes de Ron Padget et de William Carlos Williams, le long-métrage affiche ses vers à l'écran avec pudeur et tendresse, lus par la voix-off d'un Adam Driver touchant. Il faudra bien sûr avouer que l'on aimera ces vers en fonction de notre sensibilité à la poésie de ses auteurs. Pourtant, ces poèmes bâtit sur le quotidien s'insèrent formidablement bien avec ce qui nous est raconté à l'écran. C'est aussi ça la force de Paterson, de faire correspondre son fond, son message sur la création et la poésie, avec sa forme lente et aérienne, qui se déguste petit à petit comme on goûte un grand vin. Si l'on goûte de la bonne façon, on redécouvre avec un émerveillement constant un quotidien pas si soporifique et tout à fait grandiose par la somme des petites gens qui le constitue. Paterson semble trouver du génie créateur en chacun d'entre nous, et c'est surement cela le plus beau.

     Presque contemplatif par moment, Paterson ne déroge pas au cinéma habituel de Jim Jarmusch. Avec son talent consommé pour exprimer la mélancolie et la difficulté de la création artistique, Jarmusch nous offre un anti-blockbuster qui prend son temps et redonne foi en l'humanité. Une humanité belle dans ce qu'elle a de plus ordinaire ou comment transformer le banal en fabuleux.  

    Note : 9/10

    Meilleure scène :  La rencontre avec le poète asiatique

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  • TOP CINE 2016 - JUST A WORD

    Ce top a été composé après visionnage de 96 films au cinéma sortis cette année 2016.

    [Top] Bilan Cinéma 2016

    10 - Nocturama de Bertrand Bonello

    Et si l'on commençait ce top par un film français ?
    Nocturama, c'est le dernier bébé de l'excellent Bertrand Bonello qui nous démontre avec brio que le malaise de la société moderne va bien plus loin que ce que constate les journalistes. Après une première partie en apesanteur, Bonello traîne son regard de vieux révolutionnaire déçu sur une jeunesse sacrifiée qui ne sait plus comment exister et combattre. C'est aussi beau que fort et ça prouve que le cinéma français vit encore quelque part !

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    9 - Ma Loute de Bruno Dumont

    Encore un film français ? 
    Avec Ma Loute, nouvelle dinguerie signée Bruno Dumont, le top 2016 est bien représenté sous nos latitudes ! Accompagné d'une bande de joyeux drilles tous plus loufoques les uns que les autres, Bruno délivre un chant d'amour à sa région du Nord en s'en gaussant à outrance avec une caméra virtuose, un humour improbable et un sens de la mise en scène impressionnant. L'un des films les plus drôles et les plus jusqu'au-boutistes de l'année !

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    8 - La Tortue Rouge de Michael Dudok De Wit

    Le film d'animation à l'occidental est-il mort dans l'ombre de l'anime japonais ?
    Avec la fusion de ces deux univers, Michael Dudok De Wit nous démontre qu'il n'en est rien. Petit joyaux brut inattendu, La Tortue Rouge est un monument de poésie muet où la beauté se cache dans la moindre image. Ode à la vie, au temps qui passe, à la nature et tout simplement à l'amour, La Tortue Rouge émerveille de la première à la dernière seconde. Le film d'animation de l'année !

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    7 - Comancheria (Hell or High Water) de David MacKenzie

    L'année 2016 réservait au moins une authentique surprise avec Comancheria de David MacKenzie. L'auteur de Perfect Sense nous offre rien de moins qu'un des meilleurs films de l'année et cela en toute discrétion. Passé inaperçu en salles sauf pour une poignée de cinéphiles avertis, Comancheria revisite le western à la sauce sociale, charge une Amérique en train de se bouffer elle-même et offre un portrait de frères touchant en diable. Une véritable merveille.

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    6 - The Witch de Robert Eggers

    Catégorie injustice, voici The Witch.
    Sorti directement en DVD, ce film d'horreur arrive pourtant à mettre une bonne claque à 99% des long-métrages sortis en salles. Dans une Amérique puritaine, une famille va découvrir l'horreur à l'orée d'une forêt pleine de mystères. Avec une économie de moyens tout à fait remarquable, Robert Eggers vous donne la chair de poule en filmant un lapin et un bouc. Redoutablement intelligent et incroyablement mis en scène, The Witch ne laisse personne indemne. Et c'est un premier film...

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    5 - Jodorowsky’s Dune de Frank Pavich 

    Après The Look of Silence l'année dernière, c'est cette fois Jodorowsky's Dune qui gagne la place du documentaire de l'année ! Frank Pavich ébauche un film passionnant sur un projet mythique qui n'a jamais vu le jour mais semble couvrir de son ombre toute la production moderne. Tour à tour truculent, hilarant et passionnant, le documentaire émerveille par la passion qui en suinte par tous les pores. C'est jubilatoire de bout en bout et ça fait du bien à notre cœur de cinéphile !

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    4 - The Revenant d’Alejandro González Iñárritu 

    Premier choc cinématographique de l'année, The Revenant n'a pas que permis à Di Caprio de recevoir l'oscar mais de confirmer l'incroyable talent du réalisateur mexicain. Pièce de choix du survival, The Revenant offre un moment de cinéma confinant au sublime dans une première séquence à couper le souffle puis en émerveillant à chaque seconde par la beauté maniaque de ses plans. En y ajoutant une dimension mystique passionnante et une pléiade d'acteurs formidables - Tom Hardy en tête - The Revenant entre dans l'histoire. Prenez une doudoune quand même.

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    3 - Premier Contact de Denis Villeneuve

    Voici donc le podium de l'année en commençant par Premier Contact de Denis Villeneuve.
    Basé sur le texte de Ted Chiang, Premier Contact déjoue les pièges du blockbuster américain et se concentre sur l'intime devant tout le reste. Porté par une Amy Adams en état de grâce, le film de Villeneuve montre à nouveau le talent de mise en scène fabuleux du canadien. Véritable chant d'amour à une Science-fiction de l'humain, Premier Contact émeut. Devant l'immensité spatiale, c'est bien tout ce qui compte. La vie comme un palindrome.

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    2 ex-aequo - Mademoiselle de Park Chan-Wook

    Tricherie éhontée dans ce top ! Un ex-æquo !!!!!
    Eh bien oui, devant l'impossibilité de faire un top 3 digne de ce nom, Mademoiselle de Park Chan Wook se retrouve ex-æquo ! Oeuvre incroyablement sensuelle et dense, Mademoiselle consacre de nouveau le réalisateur coréen comme un artiste de toute première catégorie. Mise en scène à tomber, musique raffinée et héroïnes extraordinaires, Mademoiselle incarne la quintessence du cinéma dans tout ce qu'il a de sensuel. En réalisateur machiavélique, Park Chan-Wook nous tient au creux de sa main pour mieux nous faire jubiler avec des plaisirs inavouables !

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    2 ex aequo - Steve Jobs de Danny Boyle

    La surprise du podium de cette année, c'est bien l'apparition d'un biopic sur la seconde marche.
    Danny Boyle profite de l'expertise d'Aaron Sorkin pour livrer un long-métrage tout simplement extraordinaire sur un homme fascinant : Steve Jobs. Pensé comme une pièce de théâtre, Steve Jobs offre des dialogues succulents accompagné par une mise en scène qui n'en finit pas d'épater le spectateur pendant qu'un certain Michael Fassbender vole le show à lui seul. En contournant les pièges du biopic classique et en donnant sa vision de l'homme devant le génie, Boyle et Sorkin ont tout compris. Et si l'amour d'une fille était tout ce qui comptait en réalité ?
    Juste sublime.

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    [Top] Bilan Cinéma 2016

    1 - The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

    La beauté est tout.
    Vainqueur de cette année 2016, le film-expérimental de Nicolas Winding Refn laisse un peu tout le monde sur le carreau. Dans une ambiance qui vire peu à peu vers le glauque, The Neon Demon se révèle une véritable oeuvre d'art ciselée dans les moindres détails par un artiste fou. Parabole sur le monde moderne de l'apparence à tout prix, le long-métrage vous chope à la gorge pour vous murmurer à l'oreille que votre existence n'a aucun but. Que vous serez dévoré par le système. Plastiquement irréprochable, thématiquement terrifiant, The Neon Demon s'arroge la première place pour cliver encore un peu plus son monde. 
    Hail to the king !

    >>>>> CRITIQUE


    Les Coups de Cœur :

    - Captain Fantastic de Matt Ross -- Critique
    - Paterson de Jim Jarmusch -- Critique

    - Vaiana de John Musker et Ron Clements
    - Anomalisa de Charlie Kaufman et Duke Johnson  -- Critique
    - Le ciel attendra de Marie-Castille Mention-Schaar 
    - Ma Vie de Courgette de Claude Barras -- Critique
    - L’effet aquatique de Solveig Anspach 
    - Men & Chicken de Anders Thomas Jensen -- Critique
    - Batman vs Superman de Zach Snyder -- Critique
    - Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase 


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